
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
(Québec, le 7 mai 2025) Des organisations de défense des droits des personnes assistées sociales manifestent aujourd’hui pour dénoncer la réforme de l’aide sociale adoptée en novembre 2024. Le projet de loi 71, présenté comme une « réforme à coût nul », redistribue certaines allocations en réduisant celles des plus vulnérables.
Dès janvier 2026, certaines personnes nouvellement admises à l’aide sociale vont perdre une allocation mensuelle de 161 $. Cette coupure touchera à terme des dizaines de milliers de familles monoparentales et de personnes âgées de 58 à 64 ans. « Ça manque d’humanité de couper des gens aussi vulnérables », dénonce Steve Baird, organisateur communautaire au Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ). Cette indignation s’exprime également dans le slogan de cette édition de la Semaine de la dignité : « Couper les moins nantis, c’est cheap en esti ! ».
Des personnes assistées sociales et leurs allié-es prennent parole lors de la manifestation de cet après-midi, dans le quartier Saint-Roch de la ville de Québec. Cette action vise à dénoncer les récentes coupures à l’assistance sociale alors que les prestations sont déjà nettement insuffisantes.
« Pourquoi une personne assistée sociale doit être obligée de choisir entre se nourrir ou payer son loyer ? Et là, je ne vous parle pas des autres besoins humains primaires », s’indigne Pascal Dupuis, porte-parole de la semaine.
La semaine de la dignité de personnes assistées sociales du Québec est également une occasion pour réaffirmer l’importance fondamentale de la dignité humaine, peu importe son statut socio-économique. « Nous sommes exclus de la société par la stigmatisation, par le jugement », témoigne Pascal Dupuis.
« On a tous des droits fondamentaux. Comme société, on est capable de faire bien plus pour s’attaquer à la pauvreté extrême. On ne demande pas le ciel, juste de pouvoir couvrir nos besoins essentiels », rappelle Steve Baird.
